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1.Pouvez-vous vous présenter brièvement ? 

Je m’appelle Asmae Khald. Je suis marocaine, originaire d’un parcours en classes préparatoires au Maroc entre 2017 et 2019, puis diplômée de CentraleSupélec, où j’ai étudié entre 2019 et 2022. Aujourd’hui, je travaille comme ingénieure en performance opérationnelle des assets renouvelables.

2. Pourquoi avez-vous choisi d'étudier en France ?

J’ai choisi d’étudier en France pour bénéficier d’une formation reconnue à l’international, mais aussi pour m’ouvrir à d’autres cultures et évoluer dans un environnement académique différent ; CentraleSupélec représentait pour moi un cadre stimulant, à la fois exigeant et proche du tissu industriel, qui permet de relier les enseignements théoriques aux grands enjeux concrets de l’entreprise et de la société.

3. Où avez-vous étudié en France et comment s’est passée votre arrivée ? 

J’ai étudié à CentraleSupélec, où je suis arrivée après mes classes préparatoires au Maroc. L’arrivée en France a été une étape marquante : il a fallu s’adapter à un nouveau pays, à de nouvelles méthodes de travail et à une nouvelle vie quotidienne loin de sa famille et du charme de son pays Mais cette transition m’a aussi beaucoup fait grandir, en autonomie et en confiance.

4. Avez-vous observé des écarts entre le système éducatif français et marocain ? 

Oui, j’ai observé des différences, notamment dans l’approche pédagogique. Les classes préparatoires au Maroc m’ont apporté une grande rigueur, une capacité de travail et une discipline solide. En école d’ingénieur en France, j’ai découvert une approche plus ouverte sur les projets, le travail en équipe, l’innovation et la prise d’initiative.

5. Avez-vous intégré des associations, clubs ou réseaux étudiants ? 

Oui, j’ai fait partie de quelques clubs qui représentent soit ma culture (CMCS ou CS Maroc), ou des clubs en lien avec mes loisirs (CS Football)

6.Quels ont été les moments les plus difficiles de votre parcours ? 

Les moments les plus difficiles ont surtout été liés à l’adaptation : arriver dans un nouveau pays, loin de ses repères, tout en intégrant une école exigeante, des procédures plus dures quant à la régularisation de la situation, un haut niveau de rigueur, etc.

7.Qu’avez-vous appris de plus marquant durant votre expérience en France ?

 J’ai appris qu’un parcours se construit autant par les compétences techniques que par la capacité à s’adapter, à oser et à demander de l’aide quand il le faut. Mon expérience en France m’a aussi montré que l’ouverture culturelle est une vraie richesse, autant sur le plan personnel que professionnel.

8.Avez-vous mené des projets, stages ou expériences formatrices ?

Oui : j’ai eu dès mon alternance, en deuxième année de l’école, l’opportunité de travailler sur des projets de recherche et développement liées à la transition énergétique et les solutions digitales pour mieux produire et consommer l’énergie. J’ai également eu l’opportunité durant mes expériences professionnelles de travailler avec des personnes de cultures et origines variés du monde entier, j’ai pu aussi visiter des pays de l’Europe et découvrir leur sens de rigueur et d’innovation.

9.La bourse a-t-elle été un levier dans votre parcours ? 

Oui, la bourse FIRSI a été un véritable levier. Elle m’a donné les moyens et la confiance nécessaires pour poursuivre mon parcours dans de bonnes conditions. Au-delà du soutien financier, elle représente aussi une reconnaissance et un encouragement qui peuvent faire une vraie différence dans le parcours d’un étudiant.

10.Si vous deviez résumer votre expérience en une phrase ou un mot, que diriez-vous ? 

Oser grandir au-delà de ses repères.Et si je peux le dire en Arabe ce sera : اعقلها و توكل

11. Avez-vous été confrontée à une forme de reconversion professionnelle ?

Je ne parlerais pas forcément de reconversion, mais plutôt d’évolution progressive. Mon parcours m’a menée d’une formation généraliste d’ingénieure, avec une mention en intelligence artificielle, vers un domaine très concret et porteur de sens : la performance opérationnelle des actifs de production d’énergie renouvelable. C’est une continuité entre la technique, l’impact industriel et les enjeux de transition énergétique.

Mes notions apprises à l’écoles sur l’intelligence artificielle ont été d’une grande importance vue que je travaille actuellement sur le développement d’outils digitaux pour mieux opérer nos assets énergétiques.

12. Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

Dans cinq ans, j’aimerais avoir consolidé mon expertise dans le secteur des énergies renouvelables, avec davantage de responsabilités techniques et stratégiques. A cette échéance, mon souhait est aussi de rentrer au Maroc pour contribuer, à mon échelle, au développement de projets à fort impact, en mettant à profit l’expérience acquise en France dans l’innovation, la performance industrielle et la transition énergétique.

 

 

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