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1. Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Khaoula Riad, je travaille actuellement en tant que quantitative developer au sein de CFM, un hedge fund systématique. Avant cela, j’ai passé quelques années à la BNP Paribas puis Natixis. Mon parcours a commencé à l’ENSIMAG, où je me suis spécialisée en finance quantitative, ce qui a posé les bases de ma carrière à l’intersection des mathématiques, de la programmation et de la finance de marché.

2. Pourquoi avez-vous choisi d'étudier en France ?

Après mes classes préparatoires et les concours marocains puis français, intégrer l’ENSIMAG s’est imposé naturellement pour la qualité et la reconnaissance de la formation. C’était aussi pour moi l’opportunité de sortir de ma bulle, de vivre une expérience à l’étranger et de gagner en autonomie. Cette étape m’a autant formée sur le plan personnel que professionnel.

3. Où avez-vous étudié en France et comment s’est passée votre arrivée ?

Je suis arrivée pour la première fois à Grenoble, là où j’allais faire mes études.Tout était nouveau : la ville, le système, les démarches… Les premiers jours ont été particulièrement difficiles, surtout en devant gérer un flot de tâches administratives et trouver un logement en plein mois de septembre, une fois sur place.

4. Avez-vous observé des écarts entre le système éducatif français et marocain ?

La plus grande différence que j’ai remarquée concerne surtout le contraste entre le rythme très encadré des classes préparatoires et celui des écoles d’ingénieurs, où l’ambiance est plus “chill”. On te donne beaucoup plus d’autonomie : c’est à toi de t’organiser, de suivre tes cours, de gérer ton temps et de trouver ton équilibre. J’ai aussi été frappée par l’importance accordée au sport en France. Les infrastructures, les clubs, la place du sport dans la vie étudiante… tout est pensé pour encourager les étudiants à pratiquer. Chose qu’on doit encore beaucoup developper au Maroc.

5. Avez-vous intégré des associations, clubs ou réseaux étudiants ?

Pendant mes études, j’ai intégré plusieurs associations, notamment Solidarire, une association qui mène des actions de solidarité aussi bien au niveau local qu’à l’international. C’est une expérience qui m’a beaucoup marquée, et même l’une des plus belles de mon parcours étudiant. Je suis quelqu’un qui s’intéresse naturellement à l’engagement associatif, et cette implication m’a permis de me sentir utile, de rencontrer des personnes formidables et de donner du sens à ce que je faisais en dehors des études.

6. Quels ont été les moments les plus difficiles de votre parcours ?

Je n’ai pas vécu de moment extrêmement difficile au sens dramatique du terme, mais s’il y a une période plus stressante, c’était clairement la recherche de stages en 2A et en 3A. C’est une phase où il faut envoyer beaucoup de candidatures, gérer les refus, parfois le silence, et continuer à y croire. Surtout que c’est la première confrontation au milieu professionnel

7. Qu’avez-vous appris de plus marquant durant votre expérience en France ?

Ce que la France m’a surtout appris, c’est à devenir vraiment autonome. Quand tu arrives seule dans un nouveau pays et que tu dois tout gérer, tu grandis vite. Tu comprends aussi à un moment que la réussite ne se résume pas qu’aux notes, mais que les rencontres, le réseau que tu construis est plus important, « your network is your net worth » comme on dit. Et en découvrant la finance de marché, un milieu très exigeant et encore très masculin, ça t’apprends qu’il faut savoir se positionner, se faire entendre, et surtout se prouver à soi-même qu’on a autant sa place que les autres.

8. La bourse a-t-elle été un levier dans votre parcours ?

La bourse aide énormément, parce qu’elle te permet de te concentrer sur l’essentiel : tes études. Tu n’as pas cette pression constante de devoir travailler à côté pour boucler les fins de mois, ou de chercher des jobs étudiants. Ça enlève une vraie charge mentale et ça te permet de te donner à fond dans ton parcours.

9. Si vous deviez résumer votre expérience en une phrase ou un mot, que diriez-vous ?

Un parcours exigeant, mais qui m’a donné les clés pour construire la suite avec confiance, et être acteur de mon avenir.

10. Avez-vous été confronté à une sorte de reconversion professionnelle ?

Il n’y a pas eu de reconversion à proprement parler, mais plutôt une construction progressive et suite logique de mon parcours.

11. Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

Dans cinq ans, j’aimerais pouvoir revenir au Maroc, me rapprocher de ma famille, et mettre à profit tout ce que j’ai appris à l’étranger. Que ce soit dans le même domaine ou à travers une aventure entrepreneuriale.

Merci pour votre témoignage !

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